Les statistiques au service de la nation

IHPC suivant les fonctions

L’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation du mois de juin 2020 est de 104,4 contre 104,5 un mois plus tôt, soit une légère variation de -0,1%.

L’évolution observée résulte essentiellement de la baisse des prix des produits des fonctions : «transports » (-0,9%) et «produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-0,2%).

Les groupes de produits dont les prix ont contribué à cette baisse sont :

  • « agrumes » (-7,1%), due à la saison de l’orange et du citron ;
  • « fruits secs et noix  » (-5,4%), liée à la récolte de la noix de palme ;
  • « légumes frais en fruits ou racine» (-3,5%), en raison de la nouvelle récolte de la tomate fraîche locale qui est de plus en plus disponible sur le marché ;
  • « Carburants et lubrifiants » (-2,4%), à cause de la baisse du prix de l’essence kpayo ;

Les baisses observées ont été atténuées par la hausse des prix des produits ou groupes de produits: « maïs séchés en grains » (+5,2%), «gari » (+4,5%), « combustibles liquides »  (+4,0%) et « tubercules et plantain » (+3,4%).

IHPC en glissement annuel

Par rapport à juin 2019, la variation de l’IHPC est de +3,9%, contre +2,2% le mois précédent.

 

IHPC suivant la nature et l’origine du produit

Par rapport à la nature des produits :

  • en variation mensuelle, les prix des « produits frais » et « énergétiques » ont baissé respectivement de 0,6%  et 0,8% alors que ceux des « hors produits frais et énergétiques » ont légèrement augmenté de 0,1%;
  • en glissement annuel, les prix des « hors produits frais et énergétiques », des « produits énergétiques » et des « produits frais » ont augmenté respectivement de 4,4%, 3,2 % et 2,0%.

 

Sur la base de l’origine des produits :

  • en variation mensuelle, les prix  des « produits locaux » et ceux des « produits importés » ont baissé de 0,2% chacun ;
  • en glissement annuel, les prix des « produits locaux » et ceux des « produits importés » ont cru respectivement de 4,5% et  1,9%.
Taux d’inflation suivant le critère de convergence dans l’espace UEMOA[1]

Le taux d’inflation au niveau national au titre du mois de juin 2020, suivant la définition adoptée dans l’espace UEMOA, est de +0,9% contre +0,2% un mois plus tôt, soit une hausse de 0,7 point de pourcentage. Ce niveau bien que positif demeure en dessous du seuil de 3% fixé dans le cadre de la surveillance multilatérale au sein des Etats membres de l’UEMOA.

[1]L’indicateur de convergence est le rapport entre la moyenne des indices des douze derniers mois et la moyenne des indices des douze mois qui les précèdent.

Les travaux menés avec l’appui technique d’AFRISTAT ont permis de mettre en place les Indices du Chiffre d’Affaires (ICA) pour les années de référence 2015 à 2019, et les ICA des années de référence, chainés à l’année de base 2015. Ces indices sont calculés sur la période allant du premier trimestre 2017 au premier trimestre 2020. Ils sont présentés dans le commerce par divisions et par groupes, dans les autres services par sections et par divisions.

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Un repli dans la création d’entreprises

En avril 2020, le nombre total d’entreprises immatriculées tous types confondus est estimé à 2 056 (données brutes) et à 2 249 après 2 382 au mois de mars en données CVS, soit une baisse de 5,6%. Sur les trois derniers mois, les immatriculations d’entreprises sont restées quasiment stables (+0,9%). Par contre, comparées au même mois de l’année précédente, les immatriculations d’entreprises ont fortement baissé

(-37,2%).

Sur les douze derniers mois (mois d’avril 2020 inclus), les immatriculations sont passées de 3 810 en mai 2019 (pic enregistré sur la période)  à 2 056 en avril 2020 (données brutes), après avoir atteint son niveau minimum en décembre 2019 (établi à 1 555), soit une moyenne de 2 504 entreprises immatriculées par mois.

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Hausse continue de l’indice des prix à la production des produits agricoles

L’indice des prix à la production des produits vivriers s’est établi à 112 au 1er trimestre 2020 (voir graphique n°1), soit une hausse de 6,0% en variation trimestrielle. Cette évolution est principalement due à l’accroissement des indices des racines et tubercules (+7,4) et des cultures maraîchères (+55,5%), modérée par la baisse des indices de céréales (-34,0%) et des légumineuses (-8,7%).

En glissement annuel, on observe également une hausse de 6,6%, en raison des augmentations des indices des racines et tubercules (+17,4%).

Graphique 1 : Evolution Indices Prix Produits Vivriers

   Source : INSAE, 2020

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  1. EVOLUTION GLOBALE DES ECHANGES

Les exportations de marchandises du Bénin ont connu une hausse de 120,0 % au cours du premier trimestre 2020, évaluées à 160,7 milliards de FCFA (528 148,6 tonnes), contre 73,0 millards de FCFA un trimestre plus tôt.

Comparativement au premier trimestre 2019, on note également une hausse de 6,7% de la valeur totale des exportations. Les ventes de biens locaux à l'extérieur s'élevaient, en effet, à 150,6 milliards de FCFA (356 820,7 tonnes) au premier trimestre 2019. Les produits ayant contribué principalement à cette augmentation sont : les «tourteaux et autres résidus solides (à l'exception des drêches), même broyés ou agglomérés sous forme de pellets, de l'extraction de graisses ou huiles de graines oléagineuses, de fruits oléagineux ou de germes de céréales) » (2,2 points de pourcentage), les « fèves de soja » (1,9 point de pourcentage), les « graines et fruits oléagineux, n.d.a. » (1,6 point de pourcentage) et les « ciments hydrauliques (y compris les ciments non pulvérisés dits clinkers ), même colorés » (1,4 point de pourcentage).

Les importations de marchandises ont par contre, regressé de 6,3%. Au premier trimestre 2020, elles sont évaluées à 300,4 milliards de FCFA (912 205,0 tonnes).

En glissement annuel, les acquisitions de biens ont également baissé de 42,4%. La valeur des achats à l’extérieur était, en effet, de 521,2 milliards de FCFA au premier trimestre 2019. Ce repli est expliqué par le recul des importations du « riz semi-blanchi, même poli, glacé, étuvé ou converti (y compris le riz en brisures) » (-22,8 points de pourcentage), des « butanes liquéfiés » (-4,9 points de pourcentage), des « engrais, n.d.a. » (-2,9 points de pourcentage), de l’« huile de palme et ses fractions » (-2,3 points de pourcentage), et les « viandes et abats comestibles, frais, réfrigérés ou congelés, des volailles du sous-groupe 001.4 » (-1,4 point de pourcentage).

 

Principaux produits échangés

La valeur totale des dix (10) principaux produits exportés au cours du premier trimestre 2020 s’élève à 136,3 milliards de FCFA (474 557,0 tonnes), soit 84,8% de la valeur des exportations trimestrielles.

Le « coton (à l'exclusion des linters), non cardé ni peigné » est largement en tête des ventes à l’extérieur du trimestre affichant une valeur de 87,7 milliards de FCFA (94 226,1 tonnes). Il est suivi des « graines et fruits oléagineux, n.d.a. », vendus pour un montant total de 11,7 milliards de FCFA (40 201,6 tonnes) et des « groupes électrogènes », pour une valeur globale de 9,1 milliards de FCFA (1 841,0 tonnes).

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Secteur primaire

 

…porté par l’agriculture, en particulier le coton, les céréales et les tubercules

 

En 2019, le secteur primaire a augmenté de 5,2% contre 7,3% en 2018, contribuant pour 1,5 point à la croissance du PIB en 2019. Le secteur est principalement tiré par l’agriculture (+1,1 de contribution à la croissance du PIB en 2019). Cette performance agricole est obtenue en raison des fortes productions de coton, de céréales et de tubercules.

Au 4e trimestre 2019, le secteur primaire a cru de 3,7% en glissement annuel, toujours sous l’impulsion de l’agriculture. Le secteur primaire a contribué pour 1,2 point à la croissance du PIB au 4e trimestre 2019.

 

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Quasi-stabilité des créations d’entreprises en Mars 2020

 

En Mars 2020, le nombre total d’entreprises immatriculées tous types confondus est quasi stable avec 2485 créations, contre 2481 le mois précédent.

Sur les trois derniers mois, les immatriculations d’entreprises se sont fortement accrues (+59,8%).

En glissement annuel, les immatriculations d’entreprises ont baissé de 34,5%. 

Tableau 1 : Evolution du nombre de créations d'entreprises

 

Mars-

19

Déc-

19

Janv-

20

Févr-

20

Mars-

20

Variations en glissement (%)

1 mois

3 mois

12 mois

Immatriculations

3793

1555

2369

2481

2485

0,2

59,8

-34,5

 

Source : INSAE à partir des données de la Direction Générale des Impôts (DGI)

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Depuis décembre 2019, la pandémie du coronavirus (COVID19) fait des victimes dans le monde entier. Notre pays, le Bénin, n’est malheureusement pas épargné. A l’instar des autres pays du monde, le Gouvernement du Bénin a pris un certain nombre de mesures, adaptées aux réalités économiques et sociales du pays, pour freiner la propagation de cette pandémie.

S’alignant sur les mesures édictées par le Gouvernement tout en assurant la continuité de ses missions, l’INSAE a revu ses priorités et adapté ses méthodes organisationnelles et opérationnelles de travail. Ainsi, plusieurs dispositions ont été prises pour assurer la sécurité sanitaire des travailleurs de l’Institut et respecter les gestes barrières. Les diverses répercutions de ces mesures sur la réalisation des activités de l’Institut sont exposées ainsi qu’il suit :

Les travaux préparatoires des enquêtes socio-démographiques auprès des ménages seront poursuivis ainsi que le traitement des statistiques de l’Etat civil.

Les enquêtes auprès des ménages telles que l’Enquête sur la Migration au Bénin (EMB) et l’Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) sont programmées pour être réalisées en 2020. Les travaux préparatoires de ces deux enquêtes vont se poursuivre, soit au bureau, soit à domicile selon le programme de permanence des cadres établi par l’Institut. Ainsi, tous les documents techniques seront apprêtés pour ces deux opérations. Les travaux de saisies de faible envergure ne nécessitant pas le regroupement de plus d’une vingtaine d’agents et la rédaction des rapports communaux sur les faits d’Etat civil se poursuivront. Par contre, la formation des agents et la collecte des données par interview sur le terrain sont provisoirement suspendus.

Les enquêtes régulières auprès des entreprises se poursuivent et le répertoire statistique des entreprises sera mis à jour conformément au calendrier prévu.

Les enquêtes auprès des entreprises sont maintenues, avec la spécificité que les courriers et questionnaires sont envoyés par courrier électronique et les relances faites par téléphone. Par contre, la phase de collecte du Recensement Général des Entreprises (RGE), prévue pour cette année, sera reportée à une date ultérieure en fonction de l’évolution de la crise sanitaire, même si ses travaux techniques préparatoires seront poursuivis sans véritable perturbation. Par ailleurs, les travaux de saisie des Déclarations Statistiques et Fiscales (DSF) des entreprises au titre de l’année 2018 se poursuivent. Les agents dédiés à cette tâche ont été répartis en deux équipes légères installées dans plusieurs salles de saisies. Les données sur les créations et les immatriculations des entreprises seront régulièrement mises à jour.

Le suivi de la conjoncture socio-économique se poursuivra et les indicateurs continueront d’être produits et publiés dans les délais.

Étant donné que le confinement général n’est pas en vigueur au Bénin, les marchés, les boutiques, les magasins et les entreprises en général sont toujours animés y compris ceux des différents échantillons de calcul des indices conjoncturels. Ainsi, l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), l’Indice Harmonisé de Production Industrielle (IHPI), l’Indice des Prix de Production de l’Industrie (IPPI), l’Indice de Prix des Produits Agricoles à la Production (IPPAP) et l’Indice du Chiffre d’Affaires (ICA) seront publiés selon le calendrier habituel. En ce qui concerne les statistiques du commerce extérieur, elles feront l’objet d’une publication régulière conformément au calendrier habituel grâce notamment à l’interconnexion de l’INSAE avec l’administration douanière.

La production régulière des comptes nationaux continuera d’être assurée.

Les comptes de la nation, à savoir les comptes trimestriels, les comptes rétropolés sur la période 1999 à 2014, les comptes définitifs des années 2017 et 2018 ainsi que les comptes provisoires de 2019, seront publiés conformément au calendrier prévu.

L’INSAE continuera d’assurer la délivrance des visas statistiques aux différentes enquêtes et études statistiques ou socio-économiques réalisées sur le territoire béninois.

La tenue des sessions extraordinaires de la Commission spécialisée du Conseil National de la Statistique pour l'examen des demandes du Visa statistique permet d'assurer l’adéquation des méthodologies et outils de collecte aux normes requises et d’éviter les doubles emplois dans l'exécution des opérations de collecte. Par conséquent, cette activité est maintenue avec les réaménagements qui suivent. Les sessions extraordinaires seront réalisées en ligne au moyen d'une plateforme numérique créée sur un réseau social et regroupant toutes les personnes ressources au sein des structures ministérielles et de l'INSAE ainsi que les représentants de l'équipe soumissionnaire. Elles dureront deux (02) jours par opération soumise à visa et suivant le protocole classique étalé. En ce qui concerne le reste de la procédure, les échanges de courriers sont essentiellement électroniques.

Les publications, données et indicateurs statistiques validés par l’INSAE seront régulièrement disponibles à travers son site web.

Le centre de documentation de l’Institut reste physiquement fermé mais la majorité des statistiques et publications validées est disponible sur le site web (www.insae-bj.org). En cas de non satisfaction, des requêtes peuvent être envoyées à l’adresse ci-après : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

La collecte des données pour la réalisation de l’annuaire statistique de 2019 se poursuit et l’échéance de publication fixée à septembre 2020 sera respectée. De même, les portails de données ouvertes sur le Bénin (PNRD, NADA et OpenData) seront régulièrement mis à jour et les informations disponibles en ligne via l’adresse https://benin.opendataforafrica.org.

La Direction Générale de l’INSAE tient à rassurer ses partenaires et usagers sur la continuité du service et la poursuite de ses activités dans ce contexte de crise sanitaire inédite. Elle réitère sa disponibilité à répondre aux différentes sollicitations exprimées de préférence par mail à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

L’INSAE mettra à jour ce communiqué en tant que de besoin, notamment par rapport à l’évolution de la situation liée à la pandémie de COVID-19.

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Dans le contexte de mondialisation et d’intégration des marchés où le Bénin est soumis à l’interaction de ses partenaires commerciaux, les flux commerciaux du pays ont connu de fortes variabilités dans le temps. L’analyse des échanges du Bénin avec le reste du monde pour l’année 2019 révèle des faits marquants qui se présentent ainsi qu’il suit :

  • la situation du déficit commercial s’est sensiblement améliorée, passant de 1102,9 à 1001,9 Milliards FCFA entre 2018 et 2019, soit une réduction du déficit de 9,2% ;
  • le montant des exportations se chiffre à 498,4 Milliards FCFA contre 1695,2 Milliards FCFA d’achat à l’extérieur, soit un taux de couverture de 29,4% ;
  • les ventes et les achats à l’étranger ont connu respectivement un repli (-8,0% pour les achats et -5,7% pour les ventes) par rapport à 2018 ;
  • pour les ventes à l’étranger, l’Asie est la première destination avec plus de deux tiers (68,0%) de la valeur totale. L’Afrique avec un cinquième des exportations (21,1%) occupe la deuxième place ;
  • pour les achats à l’étranger, l’Asie (42,6%) occupe la première place devant l’Europe (27,0%) et l’Afrique (24,6%) ;
  • les exportations du Bénin vers les autres pays de l’UEMOA ont connu une augmentation de 17,2% par rapport à 2018. Cependant, elles ont connu un repli de 8,9% au niveau de la zone CEDEAO, du fait de la forte contraction (-32,4%) des exportations vers le Nigeria en 2019 ;
  • le repli d’un cinquième (-19,7%) des flux commerciaux avec le Nigeria en 2019 s’est traduit par une légère contraction des importations en provenance de l’espace CEDEAO ;
  • le « coton, non cardé ni peigné », vendu pour un montant de 263,9 Milliards de FCFA, occupe la première place, viennent ensuite « les noix de coco, noix du brésil et noix de cajou, fraîches ou sèches, même sans leur coque » ;
  • le « riz » (19,7%) est le premier produit acheté de l’extérieur, il est suivi des « huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux, autres que les huiles brutes ; préparations » (12,6%) et de l’« énergie électrique » (4,9%) ;
  • les importations du riz ont connu une baisse de 31,2% par rapport à 2018.
  • les dix partenaires les plus représentatifs dans les exportations du Bénin en 2019 sont le Bangladesh (26,9%), l’Inde (14,2%), le Vietnam (10,6%), la Chine (7,5%), le Nigéria (5,8%), le Danemark (3,6%), l’Egypte (3,5%), le Niger (3,2%), la Malaisie (3,0%) et le Burkina Faso (2,4%) ; enfin,
  • les dix partenaires les plus représentatifs dans les importations du Bénin en 2019 sont l’Inde (13,6%), la Chine (10,9%), le Togo (11,3%), la France (9,1%), la Thaïlande (5,7%), la Belgique (3,9%), les Emirats Arabes Unis (3,6%), le Maroc (3,0%), les Pays-Bas (2,7%), la Fédération de Russie (2,7%).

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Calendrier des Événements, Séminaires ou Ateliers

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